Résumé exécutif
Unité de biodiversité fondée sur la surface, interopérable, conforme aux droits de la nature, et dirigée par les Peuples Autochtones
Cette unité de biodiversité a été co-développée avec des Peuples Autochtones préoccupés par la commercialisation de la Nature. Elle sert à suivre et à échanger toute action liée à la biodiversité, dans tout écosystème, pour tout secteur.
Nous présentons et expliquons une unité de biodiversité basée sur la surface, co-conçue par Savimbo, une entreprise dirigée par des Autochtones, et nos amis : plus de 99 leaders autochtones, dans 25 pays, et 55 nations autochtones. Les Peuples Autochtones protègent environ 80% de la biodiversité, et 30% des écosystèmes intacts de la planète. Leur point de vue apporte une valeur unique à la science de la biodiversité.
L’unité basée sur la surface est simple. Une Surface fixe d’un hectare, pour un Temps fixe d’un mois avec une Intégrité mesurée et indiquée sur une échelle de 0 à 1. L’intégrité totale correspond à un écosystème où chaque niche écologique est disponible pour des espèces natives et occupée par elles.
L’unité est indépendamment classée selon son emplacement et reçoit une Valeur (Platine, Or, Argent, Bronze) représentant la densité de biodiversité sous-jacente et la menace qui pèse sur l’écosystème.
Les unités peuvent être émises comme des « crédits » de biodiversité, et les termes sont utilisés de façon interchangeable dans ce document. Mais pour ceux qui n’aiment pas le mot « crédit », cela peut aussi s’appliquer à « certificat », « indicateur de résultat » ou à d’autres mots plus acceptables.
Cette unité a rapidement été largement adoptée dans le monde entier, et continue de susciter un vif intérêt chez les développeurs, les créateurs de marché, les fondations, les nations autochtones, les organismes de réglementation et les scientifiques qui travaillent sur la biodiversité. Pourquoi ?

Cette unité fonctionne. Voici comment elle fonctionne.
Cette unité est open source et libre d’usage. Nous voulons donner au marché une bonne unité, une unité qui représente vraiment la Nature. Ainsi, un marché commercial de 180 milliards de dollars ou un marché d’impact de 81 milliards de dollars ne se forme pas autour de faux objectifs, ni ne quantifie la Nature d’une façon qui ne lui ressemble pas.
Cette unité n’est pas une métrique ni une méthodologie. Il existe plus de 170 façons de mesurer le carbone avec une unité : une tonne de carbone. Nous prévoyons de nombreuses autres façons de caractériser la biodiversité, souvent selon l’écosystème ou l’action (restauration ou conservation). Même si cette unité a été conçue à l’origine pour une conservation méthodologie. Elle n’est pas limitée à ce type d’action et sert plutôt à présenter les actions localisées de biodiversité dans un format comparable pour les acheteurs et les régulateurs des résultats mondiaux en matière de biodiversité, qui peuvent ne pas comprendre les différentes métriques et méthodologies utilisées.
Cette unité est du point de vue des autres espèces. Beaucoup trop de travail dans le domaine de la biodiversité est biaisé par des paradigmes non remis en question sur le coût et la valeur des autres espèces pour les humains. Les zones riches en biodiversité reçoivent un financement inverse (Pirinon 2024 ). Cette unité oriente clairement, simplement et publiquement le financement et la valeur vers les écosystèmes structurellement intacts qui protègent le plus de vie sur cette planète. Nous voulons corriger le biais envers les espèces en mettant au centre, de façon incontestable, l’expérience vécue des autres espèces — comme devrait le faire tout secteur qui travaille sur la biodiversité. Les espèces ont, dans leur ADN même, un droit fondamental d’habiter les écosystèmes où elles ont évolué.
Cette unité n’a rien à voir avec le coût. La biodiversité est sans doute le seul marché de la planète où nous cessons de penser à notre propre espèce, et où nous pensons ouvertement à nos obligations envers les autres formes de vie sur la planète. Le coût d’une unité dépendra fortement de sa zone de mise en œuvre (coût du terrain sous-jacent) et de l’effort demandé par les actions concernées. Actuellement, la restauration se situe autour de 25 $/ha/mois, tandis que la conservation moyenne 3 $/ha/mois. Cette unité ignore le coût des actions et se concentre sur la comparabilité mondiale des résultats.
Note importante pour l’unité : nous ne pouvons pas empêcher de telles utilisations d’une unité publique, mais nous sommes fortement opposés à la pratique du compensations de biodiversité car elle viole à la fois les valeurs des Peuples Autochtones et les Droits de la Nature. Alors que le carbone est un élément de base qui peut être émis dans l’atmosphère puis séquestré, une espèce vivante ne peut pas passer de la mort à la vie. L’extinction est un événement définitif. Nous pensons qu’un suivi interopérable des impacts est souhaitable aux niveaux mondial, national et des entreprises. Mais nous ne soutenons pas les transactions financières qui ne donnent pas de valeur à la vie. Nous croyons que ces pratiques, et la mentalité qui les fonde, seront aussi abominables pour nos enfants que l’ancienne pratique de l’esclavage humain l’est maintenant pour nous.
Nous restons pleins d’espoir et déterminés à ce que cette unité ait l’effet voulu : mettre les actions pour la Nature, en termes de Nature, avec la compréhension et l’intelligence des cultures qui valorisent vraiment la Nature et dont les actions et les valeurs ont montré leurs bénéfices globaux.
L’équipe Savimbo eco at savimbo.com savimbo.com

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